Municipal Council unanimously recognizes Mr. Fred and Sigrid Ott as Honorary Citizens of Leysin
In the last 100 years, the Municipal Council of Leysin has granted "honorary citizenship" to only three individuals: Prof. Henry-Auguste Rollier in 1953, Dr. Alcode Giauque in 1975 and Dr. Gilbert de Rahm in 1978. This traditional distinction is quite rare throughout the many communes of Switzerland. In late June, the Council met and unanimously voted to bestow this honorary title on the founders of our school, Mr. Fred and Sigrid Ott. In the decree, the Council recognized the Ott's for being "pioneers" in the transitional years in the late 1950's when the town of Leysin reinvented itself as a center for international education after decades as a center for health and wellness clinics.
The Ott vision of both the Leysin American School and the American College set a standard which brought other international schools to Leysin. In the nearly 50 years since its founding, LAS has impacted the local economy through the commerce it has brought to Leysin and the employment it continues to create. And most importantly, LAS has sent out over 4,500 alumni as "Leysin Ambassadors" throughout the world.
July 4 2007: Sigrid et Fred Ott bourgeois d'honneur de Leysin
"Les pioneers des écoles internationales"
Jean-Pierre Dulex
La Gazette Leysenoude
Archives complètes sous www.meteoleysin.com/gazette
Fondateurs de l'International Ranger Camp en 1958, de la Leysin American School en 1961, puis de l'American College of Switzelrand en 1963, Sigrid B. et Fred C. Ott ont incontestablement été l'une des pierres angulaires de l'incroyable reconversion de Leysin amorcée voici une cinquantaine d'année. En parallèle avec la création des infrastructures touristiques, ils sont à l'origine du développement des écoles internationales qui sont devenues l'un des piliers essentiels de l'économie locale. Sur proposition de la Municipalité, le Conseil communal leur a accordé par acclamation la bourgeoisie d'honneur de la commune de Leysin. Une reconnaissance qui jusqu'à ce jour avait été accordée à trois médecins : le Dr Auguste Rollier, le fondateur de l'héliothérapie et du Leysin médical ; le Dr Alcide Giauque, un inénarrable médecin de famille qui a laissé des souvenirs inoubliables à ses patients et le Dr Gilbert de Rahm, le dernier chirurgien à avoir opéré dans la station. Avec cette bourgeoisie on reconnaît donc toute l'importance prise par les écoles internationales à Leysin. Restent les pères fondateurs du tourisme, mais plusieurs ont déjà disparu Frédéric Tissot, Trumpler…, avant que l'on songe à leur attribuer cet honneur.
Originaire d'une famille islandaise, Sigrid est venue au monde en 1916 à Upham dans l'Etat du Dakota du Nord. Ses parents étaient de modestes fermiers et partageaient avec leurs huit enfants les deux pièces de la petite ferme familiale ! Malgré les difficultés et la pauvreté liée à un climat plus que rigoureux, les parents de Sigrid ont tenu à lui donner la meilleure éducation possible. C'est ainsi qu'elle se retrouve dans les année 30 - chose fort rare à cette époque et dans ce milieu sur les bancs de l'Université de Bottineau, une ville située à une centaine de kilomètre de la maison parentale. Elle en sort avec un diplôme de sociologie en poche.
Quant à Fred C. Ott, il voit le jour à Bâle-Ville en 1914. De 1916 à 1918, le jeune Fred passe 2 ans dans la colonie «British Gold Coast», l'actuel Ghana, où son père Fritz Ferdinand est directeur commercial des «Missions bâloises». En 1924, la famille émigre à New York où Fritz Ferdinand fonde une entreprise qui importe des livres ecclésiastiques pour le compte des églises réformées des Etats-Unis et du Canada avant de devenir pasteur dans le Saskatchewan en 1930. Fred étudie la langue allemande à l'Université de Lancaster, puis poursuit ses études en sciences de l'éducation au Dakota du Nord où il fait la connaissance de Sigrid qu'il épouse en juin 1939. Il enseigne quelque temps dans divers collèges et universités, puis travaille deux ans comme responsable des programmes de réinsertion des détenus de l'Etat de Washington. Une expérience qui le marquera pour le reste de ses jours,lui forgeant une profonde conviction sur les possibilités de réhabilitation des criminels lesplus endurcis. Ayant dû témoigner à plusieurs reprises lors de pendaisons de condamnés àmort, il deviendra un farouche opposant à la peine de mort. Après sa période de service militaire effectuée partiellement en Bavière dans l'immédiat après-guerre, il se voit chargé dès 1950 par l'US Air Force d'ouvrir des écoles destinées aux enfants des militaires américains stationnés en Europe. Alors que la «guerre froide» fait rage, il ouvre, puis gère plus de 40 écoles pour le compte des militaires américains dans un périmètre allant de Tromso en Norvège à Peshawar au Pakistan ! C'est durant ces années qu'il acquière l'expérience qui lui permettra de mener à bien l'expérience leysenoude.
En 1959, le général Turner, à la tête de l'Armée de l'air américaine, lui propose de créer de toute pièce, et sur une base privée, un internat destiné aux familles des militaires stationnés sur des bases trop petites pour accueillir une «high school» (9ème à 12ème année de scolarité). Fred qui poursuivait un tel rêve depuis longtemps saute sur l'occasion et choisi immédiatement Leysin pour y fonder son école car Sigrid y loue depuis 1958 l'ancien sanatorium des Chamois pour sa colonie de vacances «International Ranger Camp». Il sait donc que de nombreux bâtiments vides y sont disponibles. En 1960 la société anonyme «Leysin American School SA» est portée sur les fonts baptismaux et un bail pour le bâtiment Savoy est signé. À noter que le premier conseil d'administration comptait, outre Fred et Sigrid, plusieurs des personnages clés de la reconversion touristique de Leysin tels Frédéric Tissot, D. Trumpler et Carlo de Mercurio. Les 79 premiers étudiants sont accueillis à Leysin le 1er septembre 1961 et malgré une première année assez difficile (le directeur puis son remplaçant quittent le navire en cours d'année !), les effectifs croissent régulièrement et l'école compte 180 élèves en 1972. Et, comme si ce challenge ne suffisait pas, le Conseil d'administration de la School décide en 1963 déjà de créer en plus un institut universitaire : The American College of Switzerland (ACS). Ce dernier s'installe aux Frênes, un autre ancien sanatorium et ACS compte jusqu'à 300 étudiants au début des années 70.
Durant toutes ces années, Sigrid seconde efficacement son mari. Fred est plutôt le visionnaire et le planificateur, alors qu'elle tient fermement les rênes de la gestion, tant du côté comptable que de celui du personnel. Mais la crise mondiale des années 70, associée à une forte dévaluation du dollar et à quelques erreurs de gestion font que la School ne compte plus que 28 élèves au début des années 80. De son côté le College a rompu les ponts avec la maison mère et est devenu indépendant dès 1976, quittant même provisoirement Leysin pour les Avants entre 1980 et 1981, avant de revenir à Leysin, mais au Grand-Hôtel.
Finalement, c'est Steven Ott, le fils de Fred et Sigrid, et son épouse Doris, qui reprennent en main la School en 1982, la sauvant de la faillite. En quelques années, la Leysin American School retrouve alors tout son panache et se fait une place enviée parmi les écoles anglosaxonne établies en Suisse. En 1987, l'on dénombre 127 élèves, 10 ans plus tard, ils sont 100 de plus et aujourd'hui le cap des 350 étudiants est atteint ! De leur côté, Fred et Sigrid jouissent d'une retraite bien méritée, tout en continuant dans un premier temps au moins de conseiller et d'aider Doris et Steven. A noter que Fred, qui a toujours eu la musique dans le sang, continue aujourd'hui encore, à 93 ans, de jouer quotidiennement ou presque du piano. Fred a aussi toujours aimé écrire de la poésie, des pièces de théâtre et des «short stories». Jusqu'à l'âge de 85 ans, il a aussi été un voyageur insatiable. Il a notamment traversé le continent américain du Chili au Canada et exploré de fond en comble la Nouvelle-Zélande. Le Grand Nord Norvège, Finlande, Suède et Islande était une autre des destinations favorites du couple. Relevons pour terminer qu'en 1988, Sigrid a été honorée pour ses contributions dans le domaine de l'éducation internationale par Mme Vigdis Finnbogadottir, alors Présidente de l'Islande, qui a fait le déplacement de Leysin pour lui remettre la médaille du Faucon.